top of page

Pérou

Bolivie

Pérou - Bolivie  

( juin 2009 )

Sucre - La Paz 

La matinée est consacrée à la visite de Sucre, dont les façades immaculées justifient l'appel-lation de ville blanche.

Visite de la Recoleta, qui domine la ville, puis retour au centre ville, pour flâner autour de la Plaza 25 de Mayo et visiter la Casa de Libertad, un musée qui raconte l'histoire de l'indépendance.

​Sucre, une jolie petite ville provinciale, capitale du pays pour le pouvoir judiciaire.

 

En début d'après-midi, nous prenons un vol intérieur pour La Paz, où nous visitons la Valle de la Luna, au paysage ... lunaire !

cliquez sur l'image pour voir le diaporama

En route pour la visite de Sucre (ça se prononce "Soucrè"). Nous commençons par monter à la Recoleta, perchée sur la colline Churuquella. La Recoleta est un couvent de Franciscains, fondé en 1600. Sur l'esplanade de la Recoleta, le Mirador, avec sa terrasse ornée d'arches aux colonnes blanches, offre une très belle vue sur la ville de Sucre. Le couvent comporte trois cloîtres dont l'un a été transformé en musée, avec notamment des oeuvres de Melchor Pérez de Holguín. Au milieu de la cour des orangers trône un arbre millénaire, dit-on.

Nous redescendons vers le centre de Sucre, sur la place d'armes, la Plaza 25 de Mayo. Par rapport aux autres villes boliviennes, généralement assez colorées, Sucre présente des édifices et des maisons d'un blanc éclatant, qui lui valent d'être appelée la ville blanche. Les propriétaires étaient priés de renouveler régulièrement l'enduit blanc, sous peine de lourdes taxes ! Le style des bâtiments est également plus baroque qu'ailleurs en Bolivie. Cité coloniale, Sucre est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le centre de la ville donne une impression de douceur et de propreté, avec des édifices bien entretenus, aux façades blanches avec des moulures et des balcons en bois.  De nombreuses places arborées et avec des fontaines contribuent à l'impression de fraîcheur. On y croise, du moins  dans le centre, davantage des gens en costume cravate et attaché case que d'indiennes en poncho et chapeau de feutre ! Probablement des avocats ou hommes de loi, Sucre étant la capitale judiciaire du pays où siège la Cour Suprème.

​​Sucre ... l'autre capitale

Fondée en 1538 par Pedro de Anzures  sous le nom de Charcas, la ville devint La Plata au 18ème siècle et fut la capitale religieuse des territoires espagnols. En 1809, c'est ici que se manifestèrent les premières vélléités d'indépen-dance et qu'en 1825 est née la république de Bolivie, du nom de Simon Bolivar, le libérateur.

Très vite, La Plata fut rebaptisée Sucre en l'honneur de Antonio José de Sucre, un frère d'armes de Bolivar. En 1899, Sucre cède les pouvoirs législatifs et exécutifs à La Paz, qui devient vite la capitale économique, mais Sucre conserve le pouvoir judiciaire.

Tout autour de la Plaza de 25 Mayo, on trouve la Catedral Basilica, le Palais du Gouverneur (ancien Palais Présidentiel) abritant la préfecture, la Casa Libertad ... Sur le fronton du Palais du Gouverneur, on distingue des symboles du pays : le soleil, la montagne, le lama ... Ils sont entourés des couleurs du drapeau bolivien : rouge pour le sang versé pour l'indépendance, jaune pour les richesses minérales et vert pour les richesses végétales. A voir aussi la Cour Suprème de Justice qui donne sur le parc Bolivar.

Nous visitons la Casa de la Libertad, la maison de la liberté où a été signée l'indépendance de la Bolivie. Ancien monastère jésuite, la Casa de le Libertad est un musée qui donne une bonne vision de l'histoire de la naissance de la Bolivie. On y voit notamment les textes fondateurs de la Bolivie, les portraits de  Simon Bolivar, le "libérateur", de Pedro de Anzurez, le fondateur de la ville, sans oublier Antonio José de Sucre, mais aussi Juana Azurduy Padilla, la Jeanne d'Arc bolivienne, une héroïne de l'indépendance.

​​Simon Bolivar

Né au Vénézuela, Simon Bolivar est issu d'une grande famille créole. Décidé après des séjours en Europe à libérer l'amérique latine du joug des espagnols, il livre de nombreuses batailles et fait accéder à l'indépendance successivement le Vénézuela, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, qui lui doit son nom...

Simon Bolivar a toutefois échoué dans son rêve visionnaire de fédérer tous les états latino-américains ... ce que les Etats-Unis et l'Angleterre ne voyaient pas d'un bon oeil ! Visé par des tentati-ves d'attentats, celui qui se voulait dictateur car il considérait que la république devait reposer sur un pouvoir fort, finit par fuir ...

​Nous quittons Sucre, un peu à regret car le séjour a été trop court dans cette ville qui respire la douceur de vivre. Nous prenons un vol intérieur AeroSur pour La Paz (le trajet en bus dure plus de 10 heures ...). Pour l'anecdote, Bob embarque avec dans son sac à dos deux bâtons de dynamite achetés au marché minier de Potosi ... sans être inquiété le moins du monde lors du passage au portique de sécurité ! Dire que dans certains aéroports, même des emballages de chewing gum font sonner l'alarme ....

Arrivée à La Paz, dont l'aéroport d'El Alto, situé à 4.100 mètres, est sans doute le plus haut du monde. En descendant vers la Paz, petit arrêt pour admirer du haut cette ville tentaculaire qui s'étale dans une cuvette entre 3.200 et 4.000 mètres d'altitude. Les maisons semblent s'accrocher aux flancs de montagnes qui bordent la cuvette.  Au loin, le sommet du Nevado Illimani, à plus de 6.000 mètres, un des rares sommets où s'accrochent les neiges éternelles.

​L'après-midi, nous descendons vers le bas de la ville pour aller visiter la Valle de la Luna. Au passage, on voit nettement que les quartiers populaires se situent en haut de la ville, et que dans le bas se trouvent les quartiers résidentiels. On voit même des résidences fermées, avec grilles, gardien et tout ... à La Paz,  la "haute" habite en bas !

La Vale de la Luna, à quelques kilomètes de La Paz, est une étendue désertique, où l'érosion a sculpté la roche friable pour donner un étonnant spectacle d'aiguilles finement ciselées. La seule trace végétale consiste en quelques curieux cactus. On se promène tranquillement dans ce décor lunaire quand surgit sur une crête un indigène en poncho orange qui nous a gratifié d'un récital de flûte ... un peu irréel !

bottom of page