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Pérou - Bolivie  

( juin 2009 )

Le Machu Picchu

Un des points d'orgue attendus de ce voyage ! Et nous n'avons pas été déçus !

Rien que le trajet en train vaut le déplace-ment. Et que dire du Machu Picchu ?

Magnifique ! Le site lui-même, enchâssé dans des montagnes d'un vert sombre, presque bleu. Les vestiges en pierre de granit clair posés au milieu des terrasses d'un vert éclatant.

Et cette impression d'être dans un lieu sacré, parfaitement organisé  au milieu de la jungle ... sublime !

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Une fois de plus, le réveil sonne tôt, genre 5 heures du matin. Petit déjeuner rapide, puis départ en bus vers Ollantaytambo. Le chauffeur du bus tente quelques exploits pour dépasser les camions sur la petite route, car il ne s'agit pas de prendre du retard : le train n'attendra pas. Car le train est bien le seul moyen de rallier le Machu Picchu. Nous découvrons notre train bleu de la Péru Rail, à l'allure très "vintage". Le trajet dure 2 heures et nous mène à travers des paysages magnifiques jusqu'à Aguas Calientes.

En fait, on ne monte pas vers le Machu Picchu, mais on descend  le long d'une rivière, d'abord à travers des lopins de terre cultivés, puis des forêts de plus en plus luxuriantes (on s'approche de la forêt amazonienne) et une température qui s'élève malgré l'heure matinale. A Aguas Calientes, des petits minibus nous font grimper par une route en lacets jusqu'au site du Machu Picchu.

​Dès l'arrivée sur le site, on est subjugé par la force tranquille qui règne. Nous sommes tôt, il y a peu de monde. Il faut choisir entre la visite complète du site ou l'escalade du Huayna Picchu, le pic qui le surplombe. Nous ne pouvons hélas pas faire les deux faute de temps (près de 3 heures pour l'escalade, rude et périlleuse). Nous avons choisi l'option visite, guidée par Henrique.

​Le Machu Picchu n'est que l'une des colossales constructions que nous ont légué les incas. Elles témoignent d'une parfaite maîtrise de la taille de pierre : malgré leur taille imposante, celles-ci s'emboîtent parfaitement les unes aux autres.  

​​L'empire Inca​

 

On ne connaît pas l'origine des incas. Ils s'installent dans la région de Cuzco vesr 1200. Très vite, ils se structurent et soumettent leurs voisins immédiats. Après leur victoire sur les Chankas, ils développent fortement leur terri-toire, de la Colombie au Chili. C'est l'heure de gloire de l'empire inca, qui impose sa langue, le quechua, et son organisation. Mais tout aussi brutalement, à la mort de l'Inca Huayna Capac en 1525, l'empire décline et meurt. L'âge d'or n'aura duré qu'un siècle !

​Et on voit bien cette distinction sur le site, avec une partie urbaine comprenant les habitations mais aussi les lieux de culte, et une partie dédiée à l'agriculture, avec ses terrasses, qui étaient d'ailleurs partiellement cultivées lors de la "re-découverte" du site par l'américain Hiram Bingham en 1911.

 

Les  historiens pensent que la ville a été construite sous le règne de Pachacutec vers 1440. Située à la crisée des chemins entre les régions et Vilcabamba et Cuzco, elle devient un important centre administratif  et religieux. Puis les empereurs successifs s'en désintéressent, d'autres voies de communication s'ouvrent... le Machu Picchu perd son attrait. A priori, les espagnols n'ont jamais découvert le site !

L'organisation inca était très hiérarchique : au sommet on trouve l'Inca, le chef suprême descendant du soleil, qui règne en maître absolu. A ses côtés, la noblesse est composée des fonctionnaires de haut rang. Puis on trouve l'Ayllu, les familles qui détiennent les terres. Enfin, au bas de l'échelle, le peuple des paysans.

​​Le culte du soleil​

 

Le soleil, ou Inti, est le dieu suprême des Incas. Pour le célébrer, ils construisent des temples (temple du soleil) où ils lui font des offrandes et des sacrifices d'animaux (parfois d'hommes) pour éviter sa colère. Les Incas vénéraient aussi d'autres éléments naturels, comme la lune, la terre, l'eau ... Le pouvoir religieux était très important dans l'organisation inca.

​La visite débute pas un sentier qui offre une vue sur la zone agricole. On découvre les colcas, des édifices qui servaient de grenier et probablement d'habitation aux paysans. Après le puits sec, qui servait de collecteur d'eau, nous arrivons au mirador,  qui offre un beau point de vue sur la citadelle. La porte principale du Machu Picchu est l'unique accès à la partie urbaine. Des entailles dans les pierres laissent à penser qu'elle était dotée d'un dispositif de fermeture. 

La partie agricole est constituée d'une multitude de terrases soutenues par des murs en pierre. Pour certaines, elles s'accrochent vraiment à flanc de monta-gne et témoignent d'une utilisation optimale des terres disponibles sur ce site escarpé. La pratique de l'agriculture ne devait pas être de tout repos !

​La partie urbaine est séparée de la partie agricole par un grand mur. On discerne une grande place publique autour de laquelle s'organisent différents quartiers. Les édifices religieux sont nombreux. Le Temple du Soleil, seule construction semi-circulaire des lieux, permettait aux prêtres de mesurer avec précision les solstices d'hiver et d'été grâce à ses fenêtres.   

La plate-forme de la pyramide de l'Intihuatana était un lieu important de cérémonies. les Incas y observaient les astres pour tenir un calendrier agricole. l'Intihuatana, en quechua "le lieu où s'amarre le soleil",  est une grande pierre polie et taillée, considérée comme le symbole du Machu Picchu. Le Temple Principal permet de voir que le sol bouge : les pierres, pourtant parfaitement ajus-tées, commencent à se désolidariser.

​Autres édifices remarquables : le Temple aux Trois Fenêtres, lui aussi utilisé pour déterminer les saisons à partir de la course du soleil, et le Temple du Condor, dont la construction s'adapte aux formes de la roche,  où une pierre taillée figure un condor. 

 

Nous prenons plaisir à flâner sur le site, profiter des vues panoramiques, arpenter la place centrale où broutent tranquillement des lamas, s'aventurer dans les édifices en ruine, les observer à travers la végétation luxuriante qui rappelle la proximité de la jungle, admirer la précision de l'assemblage des pierres, s'étonner de l'ingéniosité des canaux de circulation de l'eau ...

 

Oui, c'est beau. Beau et émouvant !

​Fin de visite, à regret. Un petit passage à l'accueil pour un tampon "Machu Picchu" sur le passeport. Puis retour à Aguas Calientes, pour un  déjeuner tardif où nous échangeons nos impressions avec ceux du groupe qui ont "fait" le Huayna Picchu. La vue sur le site est sublime, mais le sentier n'est pas sans danger et nécessite un pas sûr et de ne pas être sensible au vertige.

Nous quittons Aguas Calientes (dont le nom signifie "eaux chaudes" et qui est connue pour ses sources thermales) pour rejoindre Ollantaytambo en train , puis rentrer sur Urubamba.

et toujours les références à Tintin ... le Temple du Soleil !

La visite du site nous donne une forte envie de parcourir le "chemin de l'inca", un trek de 4 jours qui permet de rallier le Machu Picchu à travers les montagnes, avec des passages à plus de 4.200 mètres, puis la descente vers la jungle amazonienne. Victime de son succès, cette randonnée, limitée par des quotas d'accès (maximum 500 départs par jour), nécessite une inscrription longtemps à l'avance.

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